La réalité sur le sexe anal

Tout ce que vous avez voulu savoir sur le sexe anal sans oser le demander

Une enquête de Joe qui turbine pour vous

Pour écrire cet article je me suis un peu inspirée d’un article paru sur le site goop.com, le site créé en 2008 par Gwyneth Paltrow.
Vous pouvez lire l’article original ici : Reality Check: Anal Sex

Il y a encore peu de temps, le sujet était tabou, voire choquant, et puis les gens ont commencé à en parler et à le pratiquer, quand aujourd’hui le sexe anal est presque un standard des relations sexuelles entre adultes hétérosexuels. On en parle à peu près partout, dans les films pornos bien sûr, mais aussi dans les séries américaines les plus connues, jusque dans les magazines féminins. Des accroches comme « dois-je accepter de pratiquer la sodomie avec mon mari » ne choquent plus personnes (enfin presque). Mais la réalité révèle plus un fantasme qu’une pratique très courante. Dans la vie de tous les jours, les couples qui pratiquent ce genre d’activité sont en réalité très peu. En effet, le nombre d’hommes et de femmes qui l’ont essayé oscille entre 30 et 40 %, et il est encore plus faible pour les couples qui en font une pratique habituelle. Si vous êtes intéressé.s.es par ce sujet, vous n’êtes pas les seul.s.es mais vous ne devez pas perdre de vue que c’est aussi le comportement sexuel le plus risqué en termes de VIH et de MST.

Je me suis amusée au petit jeu des questions/réponses avec un spécialiste de la question. Il y en a et je suis certaine cela va vraiment vous passionner !!

 

Quand la sodomie a-t-elle commencé à devenir un sujet de société ?

Dans les années 1980, lorsque vous regardiez une cassette vidéo porno, les scènes de sexe anal était plutôt rares. Beaucoup étaient même choqués que l’on puisse montrer de genre de chose ! Mais c’était avant internet et le seul moyen de voir un film de cul c’était de se rendre dans un magasin de location de cassettes vidéos ou d’attendre le premier samedi du mois pour mater le porno de Canal Plus, mais encore fallait-il avoir un abonnement à cette chaîne. Pour la petite histoire je rappelle à nos plus jeunes lecteurs qu’en France on pouvait se rendre au cinéma pour voir un film X jusqu’à ce que le gouvernement Français invente le classement X imposant de lourdes taxes aux cinémas qui diffusaient ce genre de film. Cela a signé le début de la fin des films X en salle. A l’époque, même des cinémas sur les Champs-Elysées diffusait du porno !!

Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et avec l’avènement d’internet et de sites comme Youporn ou Xhamster on peut dire qu’il n’y a pas trop de collégiens, entre autre, surpris de voir une scène de sexe anal.
La concurrence entre tout ces tubes est devenue très forte et les producteurs de X ont commencé à se battre pour obtenir des clics et avoir le plus de trafic possible. Le porno est ainsi devenu plus extrême, beaucoup plus hard. Depuis une dizaine d’année, le porno a complètement effacé la différence entre l’anus et le vagin si on peut dire les choses de cette façon. Ce n’est bien sûr pas parce que les actrices se sont mises à demander de la sodomie à tout va mais parce que les producteurs de pornos voulaient garder leurs visiteurs. Une des techniques pour y parvenir est d’être le plus hard et le plus choquant possible.

 

La popularité de l’anal dans le porno reflète-t-elle la réalité de la sexualité des couples hétérosexuels ?

Non, absolument pas. Il est vrai que certains couples aiment vraiment le sexe anal, mais selon de nombreuses estimations, ils ne seraient que 10 à 15 % dans ce cas. Si vous leur posez la question de la fréquence de la sodomie dans leur vie sexuelle, ils disent avoir environ une pénétration anale pour 10 pénétrations vaginales. Certaines femmes avouent ne pratiquer pratiquement que la sodomie, mais c’est extrêmement rare. Il est même certaines actrices de X dont la réputation s’est construite sur la qualité de leurs scènes de sexe anal, qui affirment ne pas, ou très peu, pratiquer la sodomie dans leurs relations privés.

On peut également parler des couples hommes homosexuels, mais les chiffres sont très flous. Certaines études suggèrent que 65 % des hommes ont des relations sexuelles anales, et d’autres que le chiffre serait inférieur à 50 %. Ce qui veut quand même dire que la sodomie est plus fréquente chez les couples homosexuels (hommes) que chez les couples hétérosexuels.

 

Comment aborder le sexe anal en s’éloignant de la vision qu’en donne la pornographie pour qu’il convienne mieux aux couples qui désirent le pratiquer ?

Le rectum n’a pas une courbe rectiligne, il se courbe après l’anus et il faut absolument en tenir compte pour que la sodomie ne soit pas douloureuse. De plus, les muscles du sphincter sont très puissants et heureusement car sinon nous aurions de gros problèmes d’incontinence fécale !! Ces muscles restent naturellement fermés pour retenir ce qui voudrait en sortir, mais aussi ce qui voudrait y rentrer !!

La première chose à faire, pour la femme comme pour l’homme, c’est d’apprendre à détendre ces muscles pour que la pénétration du pénis puisse se faire facilement. Cela demande un peu de pratique. Rapidement on peut dire que la position en levrette avec le ventre sur les genoux favorise la pénétration. Une autre technique consiste à pousser comme si on allait faire caca pour aider l’ouverture de l’anus. Certains préconisent également un lavement avant chaque sodomie, c’est d’ailleurs une pratique courante dans le porno (la moindre trace de caca ne ferait pas bon effet à l’image !!).

De plus, contrairement au vagin, l’anus ne fournit aucune lubrification. Donc, en plus d’apprendre aux muscles du sphincter à se détendre, et en plus de trouver le bon angle pour ne pas provoquer de douleur, il est vivement recommandé d’utiliser beaucoup de lubrifiant.

Rien de tout cela n’est montré dans les films pornographiques !! Il n’y a pas non plus de communication entre les acteurs et les actrices. L’homme encule, pardonnez moi l’expression, la fille, qu’elle le veuille ou non, c’est dans le scénario et c’est tout. Dans un couple la communication à ce sujet est fondamentale pour savoir ce qui est agréable ou douloureux, jusqu’où on peut aller etc.

 

Quels sont les risques d’une telle pratique ?

Une femme court 17 fois plus de risques de contracter le VIH et le sida en ayant des rapports sexuels anaux qu’en ayant des rapports vaginaux. Votre partenaire, si il est occasionnel doit porter un préservatif, et utiliser beaucoup de lubrifiant. Dans le cas d’un couple fidèle, le préservatif n’est pas obligatoire bien sûr. Comme dit plus haut, pour plus de confort et pour éviter les surprises désagréables, je recommande un lavement qui de plus est aussi une bonne chose, médicalement parlant pour l’hygiène du rectum.En raison du traumatisme subi par l’anus et le rectum lors d’un rapport anal, la probabilité de contracter une infection sexuellement transmissible est plus élevée que lors d’un rapport vaginal.

Les relations anales non protégées, qu’elles soient pratiquées par des couples hétérosexuels ou homosexuels, sont considérées comme l’activité la plus risquée pour les maladies sexuellement transmissibles en raison de la conception physique de l’anus : il est étroit, il ne s’autolubrifie pas et la peau est plus fragile et susceptible de se déchirer, ce qui permet aux MST telles que le VIH et l’hépatite de passer facilement dans le sang.

 

Ces risques sont-ils tous atténués par l’utilisation de préservatifs et de lubrifiants, ou y a-t-il encore des problèmes, même au-delà de cela ?

Sans aucun doute. L’utilisation de préservatifs et de lubrifiants réduit considérablement les risques de MST quand ils sont utilisés correctement. Les préservatifs ne porte la mention « sans dangers pour les relations anales », mais des recherches ont montré que la très grande majorité des préservatifs sont suffisamment solides pour repas se déchirer pendant une pénétration anale. Le mieux est de se fier aux marques les plus connues comme Durex ou Matrix et d’éviter d’acheter des préservatifs bon marché.

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Pour ce qui est des lubrifiants, je dirais que chacun fait un peu comme il veut tant les gammes de ces produits sont vastes en fonction des textures, des odeurs et du goût. Donner à l’anus de sa compagne un parfum de fraise peut-être quelque chose de plaisant non ? Sont uniquement à éviter les lubrifiants anesthésiants car la douleur est un indicateur important lors d’une pénétration anale. Ne pas ressentir de douleur pourrait laisser se produire des lésions graves. En cas de douleur, essayez de remplacer votre pénis par votre doigt, ce qui est aussi très agréable pour la personne qui le reçoit. La femme peut également s’adonner à des jeux anaux avec son partenaire masculin. Ce qui est pour l’un l’est aussi pour l’autre !

 

Existe-t-il des conséquences sanitaires connues de la pratique anale à long terme ? Peut-on en faire trop ?

Certains spécialistes pensent que la sodomie sans protection peut être un moyen pour les bactéries d’atteindre la prostate de l’homme dans la cas des couples homos. De plus des petits morceaux de matière fécal peuvent venir se loger dans l’urètre de l’homme (pensez au lavement pour éviter cela). Si le couple envisage un rapport vaginal après une sodomie il est vivement recommandé à l’homme de se laver le pénis à l’eau et au savon avant.

 

Les lavements font-ils une différence en termes de sécurité sanitaire ? Qu’en est-il de la prévention des accidents ?

Aucune étude n’a montré que les lavements pouvaient prévenir de certaines maladies. Chacun fait comme il veut, c’est juste une question de confort. Vous n’aimeriez pas retrouver un peu de caca au bout de votre pénis non ?

 

Quels sont les tests que les gens devraient faire s’ils pratiquent l’anal ?

La question est la même que pour les rapports vaginaux. Quelque soit votre sexualité, vous devez vous assurer que votre partenaire n’est pas porteur du VIH ou d’une MST, comme vous d’ailleurs. L’utilisation du préservatif devrait être obligatoire dans tout les cas, avant que vous ne soyez certains·nes de votre partenaire.

 

Il y a probablement plus de gens qui essaient l’anal aujourd’hui que par le passé. Y a-t-il des moyens de faire d’une première expérience une bonne expérience ?

Vous devriez bien vous renseigner sur le sujet, en lisant cet article par exemple, avant de vous lancer. La personne qui va recevoir votre pénis devrait également s’entraîner à détendre les muscles de son sphincter. Il est important de bien communiquer pour que la confiance s’installe. Inutile de faire pression si votre partenaire est trop réticente, cela ferait de la sodomie une expérience trop désagréable et rédhibitoire.

Jouez avec son doigt autour de l’anus de votre partenaire, l’introduire doucement, peut être une jeu stimulant avant de se lancer dans le sexe anal. Et puis votre femme peut aussi vous offrir de genre de geste, ce qui peut vous montrer ce que l’on ressent à ce moment la.

 

Les gens jouissent-ils de la pénétration anale ? Est-ce courant ou rare ?

Certaines femmes disent qu’elles ont des orgasmes étonnants pendant la sodomie, mais généralement elles stimulent leur clitoris en même temps. C’est un bon indicateur, n’oubliez pas de vous occuper du sexe de votre femme en même temps !!

 

Faut-il généralement faire quelques essais pour apprécier l’anal ? Existe-t-il des positions qui rendent la chose plus facile ?

On peut faire des essais, y aller petit à petit comme on dit. La levrette facilite la sodomie. Il faut que cela soit quelques chose d’agréable pour votre partenaire comme pour vous, alors oui, plusieurs essais peuvent être nécessaire. Le maître mot est la détente des sphincters, alors travaillez dans ce sens. Si vous avez un très gros pénis, il est évident que vous allez devoir faire preuve de douceur et de patience.

 

Que devrions-nous dire à nos enfants à propos de l’anal ?

Je ne pense vraiment pas que le sexe anal soit un sujet de préoccupation important chez nos ados. Ils ont déjà fort à faire avec la découverte de leur propre sexualité. C’est à vous de voir de quelle manière vous abordez la sexualité avec eux, certains parents ayant pour cela beaucoup plus de facilité que d’autres. Il est en revanche important de leur faire comprendre, si ils abordent le sujet avec vous, que le porno n’est que du cinéma et que dans la vraie vie les choses ne se passent pas cette manière. Beaucoup de jeunes garçons se posent la question de la taille de leur sexe après avoir visionné des films pornos. Ils doivent savoir que les acteurs sont choisis en fonction de la taille de leurs pénis, qu’ils prennent des produits qui leur permettent de bander pendant des heures (produits dangereux pour la santé d’ailleurs), qu’ils prennent des retardateurs d’éjaculation et pour finir que les scènes hard sont la plupart du temps filmées avec des objectifs « Fish Eyes » ce qui donne une impression de sexes énormes.

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