La trottinette électrique et moi

trottinette

Par Henri Perot
PARIS, FR

2 ans. 2 ans que je n’ai pas mis les pieds à Paris, ni dans n’importe quelle autre grande ville d’ailleurs. La raison ? La covid-19 et l’âge. Les consignes sont claires pour les gars comme moi : barrez-vous et planquez-vous ! Mais comme il y a un rebelle caché quelque part au fond de moi, je décide de braver les interdits pour aller faire un tour à Paname, juste pour voir si Paris m’aime toujours autant, ou au moins les dames que j’avais l’habitude de fréquenter rue de Budapest.

Une bonne raison d’acheter une trottinette ?

OK, je suis vieux, ok je croise en permanence un tas de jeunes branleurs qui croient intelligent de me donner du « OK boomer » à chaque fois que je leur balance leur quatre vérités, mais je sais bien que ça une fait paye que les millennials n’utilise plus leurs pieds pour se déplacer. Dois-je envisager d’acheter une trottinette électrique pour leur emboiter le pas ? En y pensant des souvenirs affluent dans des zones de mon cerveaux qui fonctionnent encore.

Avant la trottinette électrique, la pédale …

Remember Noël 1970. Le 25 au petit matin, il fait froid et il neige (quelque chose que Greta ne connaîtra pas). Tout les mômes enfilent leurs moufles et leurs cagoules pour s’ébrouer dehors et exhiber leurs joujoux du Père-Noël : des biclounes ou des carabines pour les garçons, des poussettes ou des trottinettes pour les filles. Et pas de mélange, pas de partouzes enfantines, les filles d’un côté et les garçons de l’autre, sauf pour quelques-uns comme tézigue qui comprenaient avant les autres qu’il y avait autre chose à faire avec les filles que causer chiffons et cuisine. D’autant que cette année, une nouveauté fait son apparition : la trottinette à pédale. Pédale au singulier vu qu’il n’y en a qu’une, positionnée à l’avant : on pousse dessus avec le pied et un ingénieux système de transmission sur la roue arrière propulse l’engin sans avoir à pousser du pied par terre : révolutionnaire. Autant dire que c’est pas un engin électrique qui risquait de m’impressionner car j’en ai poussé de la trottinette avec des copines accrochées derrière moi. Une habitude que je n’ai pas perdue quand il a fallu passer à la mobylette, puis à la moto, ensuite la bagnole et même l’avion, mais c’est plus compliqué.

Par contre, ce que je n’avais pas anticipé c’est que pratiquement tout le monde se ballade sur ce genre de deux roues et que le bipède moyen qui use ses semelles directement sur le bitume, passe pour une espèce en voie de disparition. Faire le mariole avec les filles en leur chourrant leurs trottinettes pour les draguer, c’est terminé. Je me vois mal aujourd’hui faire des courbettes devant une lady de 60 berges pour lui proposer de l’embarquer sur mon engin à deux petites roues histoire de visiter Pantruche le tarpouif à l’air avant de s’entraîner à faire des gosses dans un Love Hôtel.
C’est en pensant à tout ça que poussait la lourde d’un vendeur de d’engins dédiés aux nouvelles mobilités et rentrais dans son bouclard, comme dans l’antre du diable.

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