Le 2 septembre j’enlève le haut – les affiches Myriam

Le 2 septembre j’enlève le haut, Le 4 septembre j’enlève le bas, l’histoire des Affiches Myriam

Il fut une époque, au siècle dernier, ou lorsqu’un mec voulait se taper une pogne en solo, il lui suffisait de se dégoter un Lui, un Play Boy ou un New Look pour mater des petites nanas à poil avec des petits sein et des buissons épais comme un fourrée de la forêt des Ardennes. Ça suffisait largement à ses besoins lubriques, il bandait comme un âne et se branlait jusqu’à inonder le poster central de son foutre. Pas besoin de se connecter sur Youporn et mater des mecs pourvus de mandrins énormes occupés à pénétrer les petites rondelles de leurs camardes jeux. Des meufs à poils et son imagination faisait le reste.

On pouvait même voir des petits seins et des petits culs dans la rue, sur les frontons des kiosques à journaux ou sur les panneaux de publicités.

Ce fut le cas avec la campagne de pub dite : «  Les affiches Myriam ». Une campagne publicitaire proposée par l’agence CLM/BBDO pour l’afficheur Avenir à la fin de l’été 1981. La campagne a été créée par Pierre Berville (voir la fin de l’article pour acheter son livre), concepteur rédacteur et Joël Le Berre, directeur artistique pour le compte de l’agence CLM/BBDO qui ont eu l’idée de la développer en affichage alors qu’elle était au départ prévue pour une diffusion dans la presse professionnelle. Les prises de vues ont été réalisées par le photographe de mode et de charme Jean-Francois Jonvelle.

A la fin du mois d’août 1981, les panneaux publicitaires de nombreuses villes de France sont couverts d’un affiche avec la photo d’une jeune femme plutôt sexy, le mannequin Myriam Szabo, en bikini, dos à la mer avec l’annonce : « le 2 septembre, j’enlève le haut ». Une foule de jeunes ados se mettent à rêver, commencent à bander à l’idée de découvrir la poitrine de la jeune femme.

Le 2 septembre, est collée, par-dessus la première, une seconde affiche quasi identique, à ceci près que la jeune femme a effectivement ôté le haut de son maillot de bain, dévoilant ainsi ses petits seins fermes et pommés. Le texte de l’affiche annonce alors : « le 4 septembre, j’enlève le bas ». La tension monte d’un cran, les garçons bandent très dur. Si elle a enlevé le haut, il n’y a pas de raison qu’elle n’enlève pas le bas.

Le 4 septembre, la troisième et dernière affiche montre le modèle ayant retiré le bas de son maillot de bain, mais cette fois, celle-ci pose de dos, face à la mer, révélant ses fesses dénudées. Cette dernière affiche indique le slogan : « Avenir, l’afficheur qui tient ses promesses ». Demi déception, en effet le bas est tombé, mais on ne voit que le joli cul de Myriam ce qui est tout de même très appréciable.

C’est en France, une des première campagne aguicheuse, teasing en anglais, une technique de vente qui attire le spectateur par un message basé sur l’interpellation. La première partie de la campagne vise le public avec un message énigmatique ou incomplet qui le met dans une situation d’attente. L’étape suivante apporte une explication et dévoile le message complet. « Les affiches de Myriam «  sont un cas d’école de ce type de communication publicitaire.

En ce début du mois de septembre, à la fin des vacances, cette campagne à fait la une des journaux tant son succès fût considérable. Une aubaine pour les adolescents et les plus vieux qui attendaient la langue pendante la suite des événements. Et ils sont nombreux à s’être pignolés dans leur lit le soir en espérant voir la minette de Myriam. Ils en furent pour leur frais et durent retourner à leurs magazines de charme. Et ils ne surent jamais si Myriam était épilée … ou pas.

Pour aller plus loin

J’enlève le haut.: Les dessous de la Pub à l’âge d’or
de Pierre Berville

Les années 70 et 80 : l’âge d’or de la pub. Pour certains, les clés pour comprendre la communication d’aujourd’hui ; pour d’autres, le décor et la bande son de leur enfance. Pour tous, une époque colorée, créative et artisanale qui a succédé à Mai 68, avec l’explosion de la grande distribution et l’arrivée des premiers spots à la télé.

Pierre Berville, le créatif auteur de la campagne-culte « Myriam », raconte son voyage et ses découvertes dans cet univers riche en anecdotes. De l’enfance solitaire à la communication, des phrases dans les livres aux slogans sur les murs, et de l’apprentissage aux succès, suivez-le dans ce parcours enchanté à travers un récit documenté et drôle.

C’est un regard vivant sur les obscurs et les grands du métier. Et, croquées sur le vif, pas mal de figures de l’époque. De Jean-Paul Goude à Laurent Fabius, de l’ami Richard Gotainer à Isabelle Adjani, les rencontres et les découvertes s’enchaînent, le mauvais esprit règne et les excès ne sont jamais loin.

Un récit vécu de 424 pages, avec un abécédaire en prime. Cliquez ici pour feuilleter le livre sur Amazon

C’est fun : rencontres avec des filles qui enlèvent le haut et le bas

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