J’ai dit ça à mon patron après ma grosse erreur » : ne faites jamais cette excuse

Les pires excuses après un mauvais coup au travail ou en sport

L’article dévoile avec humour les excuses les plus improbables invoquées après une contre-performance sportive ou professionnelle.

  • Les conditions de jeu deviennent l’ennemi public numéro un : putting green différent, pression atmosphérique changeante, météo défavorable
  • Le rejet de responsabilité sur l’entourage : partenaires moins performants qui démotivent, collègues bruyants qui perturbent le sommeil
  • Les justifications invérifiables : nouveau prof qui a tout changé, douleurs fantômes, rythme de jeu trop élevé
  • La solution : assumer ses erreurs plutôt que d’inventer une réalité parallèle pour progresser réellement

Je dois l’avouer : j’ai toujours été fasciné par notre capacité collective à inventer des excuses totalement improbables quand les choses tournent mal. Que ce soit après avoir raté un dossier crucial au bureau ou après avoir envoyé la balle dans le bunker le plus inaccessible du parcours, notre créativité atteint des sommets vertigineux. Aujourd’hui, je vous propose de plonger dans l’univers hilarant et parfois pathétique des pires excuses qu’on peut entendre après un mauvais coup.

Quand le terrain devient l’ennemi public numéro un

Au programme de cet article : les conditions de jeu ! Voilà l’excuse préférée de tous les sportifs qui cherchent à justifier leurs contre-performances. Je me souviens particulièrement de ce collègue golfeur qui m’expliquait doctement que le putting green ne roulait pas de la même façon que lors de son dernier parcours. Bien sûr, rien à voir avec ses trois putts ratés d’affilée ! Et que dire de cette théorie selon laquelle les balles ne volent pas comme d’habitude ? Apparemment, la pression atmosphérique aurait changé spécifiquement pour saboter son drive du 14.

Dans le milieu professionnel, j’observe une créativité similaire. Combien de fois ai-je entendu « le boulot m’a appelé ce matin » comme excuse universelle pour expliquer un mauvais début de journée ? Ce fameux coup de fil traître qui perturbe toute la mécanique, que ce soit celle du swing ou celle de la concentration. Sans parler de ceux qui affirment que quelqu’un a bougé dans leur ligne de jeu, version corporate de « mon chien a mangé mes devoirs ».

Type d’excuse Exemple classique Niveau de crédibilité
Météorologique « Il fait trop chaud/froid » 2/10
Technique « Mon prof m’a tout changé » 3/10
Environnementale « Le putting green était différent » 1/10
Relationnelle « Mes partenaires n’ont pas mon niveau » 0/10

L’art de rejeter la faute sur son entourage

Passons maintenant à une catégorie d’excuses particulièrement savoureuse : celles qui désignent les autres comme responsables de nos échecs. J’ai récemment entendu un golfeur expliquer qu’il jouait moins bien avec des partenaires qui n’avaient pas son niveau. Selon lui, c’était une question de motivation, car jouer avec des joueurs moins performants le tirait vers le bas. Je me demande encore comment il explique ses trois bogeys consécutifs lors de la compétition suivante, entouré cette fois de champions.

Dans le monde du travail, cette technique de déflection prend des formes tout aussi créatives. Je connais quelqu’un qui a osé dire qu’il avait mal dormi à cause de son voisin bruyant, alors que tout le monde savait qu’il était resté jusqu’à 3 heures du matin sur Netflix. Et que penser de cette excuse culottée : « je ne peux pas m’inspirer des choix de mes collègues », traduction libre de « je préfère rater seul que réussir en équipe » ?

D’ailleurs, si vous vous interrogez sur vos propres performances et souhaitez évaluer objectivement vos compétences, je vous recommande de consulter ce guide sur comment savoir si on est un bon coup, qui propose des critères concrets d’auto-évaluation.

Les justifications impossibles à vérifier

Maintenant, visitons le royaume des excuses invérifiables, ces perles de mauvaise foi qui défient toute logique. Mon préféré absolu reste « je viens de prendre une leçon, mon prof m’a tout changé ». Cette excuse passe-partout permet d’expliquer absolument tous les problèmes de jeu imaginables. Trop à droite ? C’est le nouveau grip. Trop court ? C’est la nouvelle posture. Dans le lac ? Évidemment, c’est le changement de routine.

J’ai également compilé une liste des excuses les plus couramment utilisées :

  • Le changement climatique personnel : « Il fait trop chaud, c’est dangereux de faire un effort »
  • L’excuse animale : « Mon chat a de la fièvre, impossible de partir »
  • La douleur fantôme : « J’ai une petite douleur au mollet, ne prenons pas de risque »
  • L’engagement familial : « Ma belle-mère vient dîner, tu comprends »
  • La protection matérielle : « Il pleut, mes chaussures neuves vont être salies »

Ce qui me enchante particulièrement, c’est la sophistication grandissante de ces excuses. On n’invoque plus simplement la fatigue ou le manque d’entraînement. Non, maintenant il faut que le rythme de jeu soit trop élevé ou que les départs jaunes modifient complètement les angles de jeu par rapport aux blancs habituels. Comme si changer de quelques mètres transformait soudainement un parcours familier en parcours de championnat.

Assumer ou s’inventer une réalité parallèle

Au final, ce qui me frappe dans toutes ces excuses créatives, c’est qu’elles révèlent davantage sur nous-mêmes que sur les circonstances réelles. Qu’on soit sur un green, dans une salle de réunion ou sur un terrain de sport, la tentation de rejeter la responsabilité semble universelle. Pourtant, j’ai remarqué que les personnes qui progressent vraiment sont celles qui reconnaissent leurs erreurs sans détour.

Je me souviens d’un manager qui, après avoir complètement raté une présentation, a simplement dit : « J’ai merdé, je n’étais pas préparé. » Cette honnêteté brutale lui a valu plus de respect que n’importe quelle excuse élaborée. Car au fond, que pensons-nous accomplir en invoquant la météo, nos collègues ou notre prof de golf ? Nous savons tous que personne n’est dupe, et que ces justifications ne trompent que nous-mêmes.

Alors la prochaine fois que vous serez tenté d’expliquer votre contre-performance par un alignement défavorable des planètes ou par le fait que quelqu’un ait éternué pendant votre backswing, rappelez-vous : l’excuse la plus ridicule est celle qu’on se fait à soi-même. Mieux vaut rire de ses erreurs et travailler à s’améliorer qu’inventer une réalité parallèle où tout le monde est responsable sauf nous.